ZOOM SUR DES VINCENNOIS

QUI DÉFENDENT LEURS HABITATIONS

EN QUELQUES MOTS

La commune a placé de nombreux vincennois sous l’épée de Damoclès des Emplacements Réservés depuis plus d'un an maintenant.

Beaucoup d'entre nous refusent de vivre ainsi et se défendent.  22 familles ont déposé un recours auprès du Tribunal Administratif.

Nos recours on été déposés le 29 septembre 2016 auprès du Tribunal Administratif de Melun par le cabinet d'avocats Grange - Martin - Ramdenie (Voir leur blog).

Les personnes intéressées par la procédure elle même peuvent prendre contact avec nous pour plus de renseignements.

Découvrez ci-dessous quelques témoignages.

Nous publions également le témoignage de propriétaires et habitants qui n'ont pas souhaité faire de recours mais qui ont vécu comme nous le choc et l'injustice de la situation.

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La famille ABENSOR

Nous sommes les enfants et petits-enfants du propriétaire des 32–34 Avenue de Paris que la commune souhaite exproprier. La famille ABENSOR vit dans ces immeubles depuis 1962. Monsieur Gérard ABENSOR a consacré sa vie à la restauration et l’entretien de ces bâtiments.

Notre bien est un bien d’époque chargé d’histoire. Le jardin de cet immeuble était à l’époque, d'anciennes écuries du Château de Vincennes. La famille ABENSOR a toujours cherché à préserver ce coin d’Histoire qui dispose notamment d’un vieil érable soixantenaire, d’une vigne et d’un puits datant de l’époque médiévale dont il se dit qu’il serait relié au Château.

 

En détruisant ce lieu unique, la commune s’apprête à détruire une partie de l’Histoire de France et l’histoire de nos vies par la même occasion !

Comment peut on détruire 60 ans de travail ? 60 ans de contributions à la ville de Vincennes, 60 ans d’une vie ?

Nous ne pouvons nous y résigner.

L’expropriation n’est pas dans notre cas, le dernier recours dont dispose la Commune pour réaliser ses projets. De très nombreuses alternatives existent sans pour autant détruire le patrimoine Vincennois.

 

La façade de l’immeuble que l’on peut qualifier de correcte mérite certes, un ravalement, dont les travaux démarreront aussitôt obtenu l’accord par la ville de Vincennes suite au dépôt de la déclaration préalable.

 

Aidez nous à stopper cette expropriation. Ensemble nous pouvons y arriver ! 

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La famille BENOIT

Nous habitons la maison depuis 1997 soit près de 20 ans.

Nos deux enfants, Margaux et Clément y ont grandi.

Lorsque nous avons acheté la maison, tout était à refaire : elle était en mauvais état. Après des années de travail acharné, nous en avons fait notre foyer avec un jardin qui a, lui aussi, beaucoup évolué.

C'est l'investissement de toute une vie.

Cette maison est chargée d'histoire. En effet, érigée en 1855, elle est l'un des deux derniers vestiges de ce qu'était la rue de la Prévoyance à l'origine (rue de maisons d'ouvriers).

Depuis décembre 2015, où nous avons appris par hasard que la commune réservait notre parcelle pour une opération immobilière, tous nos projets ont été stoppés et toute notre énergie est consacrée à notre défense.

Nous souhaitons que notre maison soit retirée des emplacements réservés et ne pas vivre sous la menace d'une expropriation.

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La famille CADENE

Nous avons acheté ce terrain et ces parkings en 2010 pour pouvoir garer notre voiture familiale, car il devenait très difficile de trouver des places dans notre quartier à l'époque.

Il permet de garer entre 5 et 6 voitures, ce qui réduit d'autant le nombre de voitures stationnant dans la rue.


Cette cour intérieure comprend également un jardin privatif attenant à l'appartement du rez de chaussée, ce qui amène un petit peu de verdure dans ce quartier résidentiel.

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La famille CIRET

Je suis Vincennoise depuis 70 ans et j'habite cette maison depuis octobre 1967.  J'ai 94 ans et Laurent Lafon veut m'expulser.

Cet immeuble a été construit vers 1880, il fait parti de la diversité architecturale de Vincennes, que l'équipe municipale est en train de détruire.

Il n'y a aucune concertation avec la population, les réunions de quartier ne sont là que pour présenter les projets en cours de réalisation et qui au final s'avèrent désastreux (Avenue du Château, Place de la gare, cours Marigny ...)

Il convient de conserver le patrimoine vincennois. C'est à la population de prendre en main son avenir.

Ne laissons pas les oligarques bétonner la ville et dilapider notre argent sous de fallacieux prétextes.

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La famille COMBACAU

L’expropriation de cette maison familiale est bien la finalité voulue par les élus de Vincennes dans le nouveau PLU.

Dans bien des cas, ces derniers vont vers la facilité pour trouver des espaces constructibles très lucratifs et balayent d’un revers de main, pour arriver à leur fin, toute la charge émotive due aux souvenirs précieux de leurs propriétaires.


Ces photos évoquent bien le calme climat se dégageant de cette maison.

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La famille GANDEBOEUF 

Cette maison ancienne (début XXe siècle) est habitée par la même famille depuis longtemps.
Le grand-père et le père du propriétaire actuel sont arrivés dans la maison en 1940.

 

Nous sommes une famille avec 2 enfants qui y ont grandi et fait leur scolarité à Vincennes.
Notre maison a été entretenue avec réfection du toit et ravalement récents.
Les parquets, cheminées et moulures ont été conservés ; l’intérieur de caractère préserve les témoignages du passé.

 

La maison possède deux petits jardins, dont un donne sur la rue , ses arbres  (prunus, poirier, glycine,…) enchantent les passants. Il constitue un lot de verdure pittoresque qui répond au jardin du couchant en face.

 

Supprimons ces menaces sur les propriétaires. Préservons l’identité de Vincennes et ses petits jardins.

 
 

La famille GUERUT 

Nous occupons une petite copropriété de trois appartements depuis 1999. Nos deux enfants y ont grandi et ont fait toute leur scolarité à Vincennes.

La maison est entretenue et non vétuste: un ravalement a été effectué en 2010. Notre immeuble est placé sur la liste des emplacements réservés de la ville de Vincennes afin de réaliser un programme immobilier, le risque d'expropriation à terme représente une menace pour notre famille et nous nous battons désormais pour obtenir le retrait de notre copropriété de la liste des Emplacements réservés.

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La famille KOCH 

Cette maison c'est notre résidence principale depuis 50 ans.

Inutile de dire que nous y sommes profondément attachés.

 

Bien entendu nous désirons la conserver et y vivre en toute sérénité jusqu'à la fin de notre vie.

La famille SALIN - LOAËC

En avril 1954, Henri et Marie-Louise Salin se sont installés dans ce pavillon au 13 de la rue Lebel (qui deviendra ensuite rue du Docteur-Lebel) pour élever leurs sept enfants. Une vraie maison de famille donc, qui a abrité trois générations depuis plus de 60 ans. C’est aujourd’hui leur plus jeune fille Marie-Hélène Loaëc et son fils Mikaël qui l’occupent et l’entretiennent avec soin. Un lieu privilégié pour se retrouver entre frères et sœurs et accueillir les petits-enfants.

 

L’intérieur est chaleureux, l’extérieur soigné, récemment ravalé aussi bien côté rue que côté jardin. Ce petit jardin est un poumon vert apprécié non seulement par les propriétaires mais aussi par les voisins.

Dans cette rue où les pavillons sont encore plus nombreux que les immeubles, pourquoi les décideurs de la mairie ont-ils jeté leur dévolu sur les deux voisins 11 bis et 13, c’est un mystère !

Nous demandons instamment que ces deux maisons et leurs jardins soient retirés de la liste des emplacements réservés.

 
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La famille MONTEVECCHI

 

Nous venons de signer la pétition du collectif, car bien évidemment , nous sommes de tout coeur avec vous.

 

La mise en emplacement réservé de notre maison en même temps que vous fin 2015, nous a plongés dans une situation que nous avons essayé d'aborder le mieux possible, mais le corps parle,  et six mois plus tard l’un de nous a fait un infarctus.

Après 40 ans passés dans notre maison et dégoutés de ce que nous vivions,nous avons décidé (poussé par les arguments d'un agent immobilier) de vendre notre maison à des particuliers car, selon cet agent, la Ville ne préempterait pas forcément (faute d'argent à la fin de l'année ou autres arguments ...).  

Mais bien sûr, la ville a préempté. La préemption s'est opérée par le biais l' EPFIF (Etablissement Public Foncier d’Ile de France) qui achète et les domaines sont passés estimer notre maison 17% de moins que le prix de vente que nous avions signé chez le notaire lors de la promesse de vente.

Ensuite, nous avions deux mois pour décider de partir et d'accepter l'offre ou de rester.

Nous sommes tellement vidés par cette histoire que nous avons décidé d’accepter ce prix, de fuir Vincennes et notre petite maison et son jardin chargés d’histoires finiront sous les bulldozers dans quelques mois.

Nous allons loin oublier tout ça.

Nous vous souhaitons bon courage pour votre lutte, mais sachez que si votre emplacement est stratégique (c'était le cas de notre pavillon 3 faces, 3 rues) vous avez peu de chance d'en réchapper.

La famille PARADE - HURON

La famille Parade-Huron habite la maison, construite début 1900, depuis 1942.

A la suite du décès de ma grand-mère, mes parents s’y sont installés à la fin des années 80, après une complète rénovation.

Le jardin contribue, avec les jardins des deux voisins directs (également placés en Emplacement Réservé) à apporter une vue sur la nature aux immeubles du voisinage.

 

Nous avons appris par un voisin, en avril 2016, que notre parcelle était placée par la mairie en Emplacement Réservé, la mairie n’ayant prévenu aucun propriétaire…

Notre père est aujourd’hui âgé, nous aimerions qu’il puisse finir sa vie dans sa maison en toute quiétude sans aucune menace et retrouver l’entière disposition de notre bien.

 
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La famille PARNET

Vincennois depuis quatre générations, nous ne comprenons pas très bien ce qui nous tombe dessus et ce qu'il arrive à notre ville. Notre père fut longtemps médecin chef de l'Hôpital Bégin et y mena sa carrière militaire alors qu'on lui proposait des postes plus prestigieux. Lui-même fils d'officier,  habitait enfant Vincennes et avait détesté les mutations de son père qui l'envoyaient dans des différents lycées de France. Revenu dans sa chère cité, il ne voulut pas du même sort pour nous (nous avons tous été scolarisés ici).  Très attaché à l'histoire de Vincennes, il nous montrait les rues et nous racontait des événements très variés, de la mort de Mata Hari dans les fossés du Château aux studios Pathé ou l'installation des usines Kodak. La mixité sociale et architecturale vincennoises existaient pleinement alors.

 

Cette ville a pour nous un charme et une tranquillité uniques. Or la "gentrification"  entreprise par la municipalité depuis quelques années appelle des interrogations. Densification entraînant la perte d'espaces verts, détournements bruyants et sélectifs des bus ou encombrements perpétuels en son cœur. Nous savons que comme le reste, notre commune doit changer, et nous reconnaissons la nécessité de logements sociaux. Mais une fois de plus les choix de la mairie se font sans concertation, dans des zones inappropriées. Ainsi l'expropriation du sympathique hôtel " Le Blason" pour la construction en face d' un établissement de luxe, et le déplacement  du cinéma qui ne semble pas excéder ses capacités de remplissage, sont des opérations immobilières plus que des nécessités. Ainsi nos maisons placées en emplacements réservés quand nous ne sommes pas vendeurs (ou pis, les scandaleuses expropriations des 30, 32 et 34 avenue de Paris). En outre beaucoup  parmi elles datent du second empire - époque de la construction de la ligne du train Vincennes-Bastille-, et sont attentivement entretenues tandis que la municipalité opte pour un "faux ancien "standard. Adieu le patrimoine... Une des récentes expressions dont Laurent Lafon use est "le parcours de vie" à Vincennes. Le notre ne veut pas être interrompu par des décisions iniques. Quant à l'attitude de L.L. "imprégnée de respect pour nos racines" et de " confiance en l'avenir" (V info n° 728), elle a cessé de nous rassurer.  

 

En décembre 2015, nous avions demandé formellement à être retiré des emplacements réservés du PLU. La mairie continue de nous ignorer. Nous appartenons à notre ville, mais elle n’appartient à personne. Surtout quand  c’est pour servir à des ambitions politiques…

Claire, François, Claude, Pierre, Thomas Parnet
11 bis rue du Docteur Lebel 94300 Vincennes

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La famille ROUSSELLE-MEUNIER

La famille Rousselle-Meunier, d’origine vincennoise, est propriétaire des lieux depuis plus de 110 ans et a toujours souhaité conserver fidèlement ses attaches. Elle a veillé avec soin à ce que les lieux loués soient conservés, entretenus et régulièrement modernisés dans le respect de l’histoire et de l’architecture typique de Vincennes. L’ensemble de la parcelle est classé au patrimoine de la ville.

 

L’immeuble du cinéma est depuis l'origine une salle de spectacles. L’intérieur fut transformé graduellement, d’abord en 1979 pour passer à trois salles de projection, puis en 2002 avec l’arrivée du locataire actuel et d’une 4ème salle.

 

La grande batisse à l’angle de la rue de Montreuil, construite entre 1810 et 1820, fut ensuite transformée à la fin du XIXème siècle en un hôtel-restaurant charmant et vivement apprécié depuis lors.

 

Seul le cinéma fut classé en emplacement réservé lors de la modification du PLU le 29 mars 2016 (ER n° 6), mais ce fut la parcelle entière, incluant l’hôtel-restaurant Le Blason, qui fut victime du déclenchement brutal d’une procédure d’expropriation le 22 juin 2016, moins de 3 mois après et sans aucune concertation préalable.

 

Au prétexte d’une utilité publique constituée de quelques logements sociaux (prétexte car le quota légal est indéfiniment repoussé et que d’autres alternatives existent sans avoir à exproprier les vincennois) et d’un parking nuisible et inutile, la commune entend s’emparer du 30 avenue de Paris/1 rue de Montreuil et des 32-34 avec de Paris voisins grâce aux finances publiques, dans le cadre d’une opération immobilière menée au profit majoritairement d’intérêts privés.

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La famille ROZENSZTAJN

Voici une maison où est venue s"installer il y a plus de 30 ans une
famille de 5 personnes. Une maison respirant le calme, comme le
remarquaient mes patients du temps que j'y exerçais mon métier de
médecin psychiatre. Un petit jardin créé devant la maison, une glycine
plantée. Beaucoup de travaux d'amélioration effectués dans la maison.

Mais maintenant la menace pèse sur l'avenir : nos voisins sont inscrits
en Emplacement Réservé et leur maison risque d'être remplacée par un immeuble dont
l'élévation plongera tant la maison que le jardin dans une ombre
permanente, supprimant tout son charme.
De même, le passage donnant accès à notre maison fait lui aussi partie de l'Emplacement Réservé.

Voilà la menace qui pèse sur beaucoup de propriétaires de Vincennes: la
destruction d'un revers de main de leur cadre de vie.

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La famille SALTERS

La famille Salters habite au 37 avenue de la République depuis août 1976, soit plus de 40 ans. Annick et Gerald y ont élevé leurs 4 fils façon "portes ouvertes".

 

Seul lieu de regroupement familial, ils y accueillent maintenant très régulièrement leurs 10 petits-enfants et leurs parents, ce qui monte l'effectif à 20, sans compter de nombreuses réunions de famille élargie.

 

La maison étant en très mauvais état au moment de l'achat, Gerald et Annick ont passé de nombreux week-end de labeur personnel pour redonner à ce pavillon au décor type "Henri II" son aspect d'origine.

Le marronnier et le sophora du petit jardin assurent verdure et oxygène qui profitent à tout le voisinage.

 

Les Salters aiment Vincennes et la diversité de son patrimoine auquel ce pavillon contribue tant par ses qualités architecturales que par le poumon vert qu'il représente au sein d'un quartier déjà très densifié.

 

Ensemble, refusons la possibilité de le détruire.

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La famille "S"

La maison, prolongée par un jardin, dont la construction est antérieure à 1866 a été acquise par nos parents en 1954 qui y ont fait des travaux de rénovation très importants jusqu’à ces dernières années.

Elle a vu naître et grandir quatre enfants et est le lieu depuis longtemps de réunions familiales (enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants) aussi y sommes-nous très attachés.

 

Or nous avons appris fortuitement en décembre 2015, par un voisin, que celle-ci avait été placée en emplacement réservé.

Une fois notre stupeur et incompréhension passées, nous nous sommes engagés à faire le maximum pour qu’elle soit retirée de la sinistre liste des emplacements réservés afin de lui éviter la destruction et que notre mère puisse continuer à y vivre sereinement et à y recevoir toute notre famille sans qu’elle ait à redouter une expropriation.

 

Nous désirons conserver sans ambiguïté les droits fondamentaux que notre famille a sur cette maison familiale.

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